Pauline Maroussia P - Photographies
Photographe Mariage Bordeaux Dordogne

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Odysseus

Voici les photos de mon projet "Odysseus" qui ont été exposées du 14 au 22 novembre 2015 à Nontron, en Dordogne. J'ai toujours été fascinée par la mythologie grecque et latine. C'est lors d'un voyage à Lyon avec ma chère Emeline (si tu passes par là : ), et plus précisément devant les imposantes sculptures mythologiques du Musée des Beaux Arts que j'ai eu envie de revisiter les mythes.

"Odyssée" veut dire "voyage". Ces photos sont un voyage au cœur de la mythologie grecque, un voyage émotionnel sur des problématiques toujours d'actualité. 

Pour moi, la photographie est, avant tout, un voyage humain. Un voyage sur différents regards afin de plonger aux tréfonds des angoisses humaines, entre ombres & lumières.

Voyage introspectif aussi : je me suis perdue, je me suis trouvée en réalisant ces clichés : aucune pose, aucun cadrage, aucun modèle n'a été choisi au hasard. Inconsciemment, ces photos ont toujours été là. J'espère que vous les verrez dans toute leur universalité.

 

Pandore, première femme mortelle crée par Zeus.

Pandore, l'une des plus belles femmes de la mythologie grecque. En attendant son mariage avec Epimethée, Zeus lui offrit une jarre que la jeune fille ne devait en aucun cas ouvrir. Piquée par la curiosité, Pandore ne put s’empêcher d'entrouvrir le vase où étaient enfermés tous les maux capables d'affliger le genre humain : notamment la vieillesse, le travail, la maladie, la folie, le vice et la passion.

J'ai représenté Pandore, par la gracieuse Adélaïde, un pied sur terre, l'autre dans le vide, au bord du gouffre...

Adelaïde * La Roche Eyside

 

Pan, dieu des bergers, des pâturages et des bois

Fils d'Hermès, le dieu Pan a hérité de son père une certaine malice : caché aux creux des bois, il s'amuse à effrayer les voyageurs et leur inspire une peur « panique » (le mot « panique » vient en effet du nom Pan.)

Pour moi, pas de dieu laid, pas de cornes, ni de pattes de bouc mais simplement une immense solitude qui émane de ce corps blanc.

Loïc * Javerlhac

 

Aphrodite, déesse de l'Amour

Elle est belle, belle comme le soleil qui joue entre les feuilles des arbres. Une peau blanche comme l'écume, des yeux plus profonds que les abysses de l'océan : nulle femme, nulle déesse ne l'égale en beauté. Déesse terrestre, marine et céleste, la légende raconte que lorsqu'elle toucha la terre pour la première fois, des fleurs poussèrent sur son passage.

Qui d'autre alors que ma Muse, Claire pour interpréter cette divinité de la séduction et de l'amour ?

Claire * Saint-Étienne-Cantalès

 

Hermès, dieu du commerce et messager des dieux.

Hermès, dieu messager, sa lyre à la main, ses ailes aux pieds. Gardien des routes, des carrefours et des voyages, je ne voyais qu'Adrian, celui qui ne peut rester plus d'un an au même endroit, pour interpréter ma vision d'Hermès : celui qui arrive lorsque l'on ne l'attend pas, celui qui disparaît alors qu'on le croyait là, qui se glisse dans la nuit, rapide et agile. Une lumière qui révèle le corps masculin, mais un visage sombre. Toujours en chemin entre les dieux et les hommes, entre les vivants et les morts, Hermès n'est pas un dieu comme les autres. Dualité et ambivalence pour ce jeune homme qui montraient le chemin aux morts jusqu'aux portes de l'enfer.

Adrian * Roc Branlant, St Estephe.

 

Ariane, mortelle, fille du roi de Crète Minos

Ariane, ni naïve et si amoureuse de Thésée : elle lui donna une pelote de laine rouge pour lui permettre de sortir du labyrinthe de Dédale après avoir tué le Minotaure. Il lui promit de l'épouser mais il l'abandonna sur l’île de Dia.
Dans mon imaginaire, Ariane est incarnée par une ballerine, gracieuse mais si fragile sur ses pointes ; et cette lumière au bout du chemin apparaît comme une lueur d'espoir.

Tu me disais alors : « j'en jure par ces périls mêmes, tu seras à moi tant que nous vivons l'un et l'autre. » Nous vivons, et je ne suis pas à toi, Thésée. Héroïdes, X

Marie * Villard.

 

Circé, magicienne, fille du dieu Hélios.

Comment évoquer la mythologie grecque sans parler de la magicienne Circé ? Connue pour avoir transformé les compagnons d'Ulysse en cochons ; pour moi, elle incarne l'amour qui n'arrivera jamais. Ses jeux de séduction ne se résument qu'à des philtres, des potions et des breuvages de toutes sortes. Pauline est donc devenue, le temps d'une soirée, cette Circé séductrice qui attend inlassablement la passion ; finalement beaucoup plus malheureuse qu'on ose le dire.

Pauline * Tour de Piégut

 

Icare, mortel, fils de Dédale

Icare, mon bel Icare, quelle triste fin pour un si jeune homme ! Enfermé dans le labyrinthe de Dédale, il ne pouvait s'échapper de cette construction que par les airs. Il se fabriqua alors de longues ailes avec des plumes et de la cire. Il ne devait ni voler trop haut car le soleil brûlerait la cire, ni trop bas car les plumes seraient mouillées par les embruns de la mer. Mais lorsqu'il eu dépassé les îles de Naxos, Délos et Paros, Icare s'éleva et monta vers le soleil, si heureux de sentir la liberté et le vent dans ses cheveux. La chaleur de l'astre solaire fut fondre les ailes et le jeune homme tomba, tomba et on ne retrouva que des plumes à la surface de l'eau.

Matthieu, lui, vole près du soleil, seul depuis un an : il ne s'est toujours pas brûlé les ailes.

Matthieu * Saint-Étienne-Cantalès

 

Europe, mortelle, fille d'Agénor, roi de Phénicie

Europe, princesse phénicienne cueillait des fleurs sauvages près de la plage de Siphon lorsque Zeus l'aperçut et tomba éperdument amoureux d'elle. Il jugea prudent de se métamorphoser en taureau blanc pour échapper à sa propre femme, Héra. Europe le caressa et monta sur son dos pour s'enfuir sur l'île de Crête. De cette union monstrueuse naquirent trois fils.

J'ai voulu une Europe, non pas naïve, innocente ou candide ; j'ai photographié une Europe déterminée, audacieuse et entreprenante.

Ingrid * Javerlhac

 

Atalante, mortelle, fille du roi Isaos

Atalante, la jolie mortelle, fut abandonnée à la naissance, recueillie par des chasseurs, ils firent d'elle une véritable chasseresse qui courait à une vitesse vertigineuse.

Refusant tout mariage, elle demanda à son père adoptif de n'épouser que celui qui l'aurait vaincue à la course. Elle dépassait facilement ses prétendants qui étaient ensuite mis à mort. Le dieu Hippomène, fou amoureux d'elle, s'installa sur la ligne de départ et laissa tomber trois pommes d'or sur le parcours. Curieuse, Atalante, perdit du temps à les ramasser, ce qui permit à Hippomède d'atteindre son but le premier.

J'ai voulu une Atalante hautaine : la fierté se lit dans son regard. Mais la chute fut terriblement douloureuse...

Amy * Lac des Nouailles

 

 

Éros, dieu de l'Amour et de la puissance créatrice

« Être beau comme un dieu ». Qui d'autre que Tony pour se mettre dans la peau d’Éros (Cupidon chez les latins), le dieu de l'Amour.

Ni ailes, ni arc, mais bel et bien une rose rouge, symbole de la passion, et une main tendue vers sa victime pour l’entraîner dans les tourbillons de la volupté.

Tony * Tour de Vésuna, Périgueux